Pourquoi un mouvement Antipublisac (anti Publisac)?

Le Publisac fait l'objet d'une campagne antipublisac

Dans les médias, des journalistes se questionnent sur le modus operandi du Publisac à distribuer parfois un sac de circulaires qui en contient deux.

C’est une méthode que certaines personnes plus greens ou amoureuses de l’écologie décrient sur la place publique.

Mais avant de crier sur la place publique, il faut user d’intelligence pour plusieurs raisons. La première c’est que derrière le concept Publisac, il y a des gens qui travaillent. Des pères et mères de famille qui tâchent à produire les circulaires qui seront distribués chaque semaine aux portes des maisons. Certains ont aussi un revenu d’appoint à distribuer ces circulaires. Donc, nous demandons aux personnes qui décrient la production et distribution de circulaires de le faire de façon intelligente et non aveuglées par les discours du premier enverdeur rencontré.

Aussi, ce Publisac fait vendre. Oui, il fait vendre à beaucoup de commerçants, c’est la nature même de son existence.  Que ce soit un géant de l’alimentation ou le petit magasin situé sur la rue principale de votre communauté, le Publisac leur est très utile. Oui il existe des alternatives technologiques au Publisac, mais bon nombre de personnes préfèrent le papier sans compter que souvent, la technologie, quand vous arrivez à un certain âge, il vous est difficile de l’utiliser.

Ensuite, est-ce que ces personnes qui décrient les publisacs se sont renseignés? Nous pensons qu’ils exagèrent beaucoup, surtout quand on va sur la page Facebook du mouvement Antipublisac où on peut voir une caricature d’un camion rempli de circulaires qui déchargent dans un cours d’eau. C’est vraiment ça votre réalité?

Est-ce que ces gens ont pris le temps de comprendre pourquoi le plastique se ramassait parfois dans les  océans et que son responsable n’est pas le consommateur mais celui qui traite la collecte des matières recyclables?

Est-ce que ces dites personnes savent ce que, par exemple, la Ville de Montréal fait, avec le papier ou le plastique qu’elle ne peut recycler?

Ont-il contacté Transcontinental, les producteurs du fameux Publisac?

Ont-il pris le temps de bien lire le contenu des circulaires du dit Publisac? De quoi sont-ils faites exactement?

Chez ConsoXP on ne se croit pas plus intelligent que les autres mais on prend le temps de bien faire les choses avant de parler d’un sujet.

Dans le cas du Publisac, nous avons appris que les circulaires papiers sont produites avec 96% de matières recyclées. Elles sont distribuées dans 3,5 millions de foyer au Québec. Transcontinental est donc un immense consommateur de matières recyclées et il en manque au Québec de ce type de consommateurs puisque bon nombre de villes qui récupèrent les matière recyclables vont finir par les enfouir ou les incinérées, fautes d’acheteur. Transcontinental est un joueur de premier plan à ce niveau. Il participe donc à l’effort collectif du recyclage.

Ensuite, les circulaires, sont recyclables, tout comme l’épais journal du samedi.

Les circulaires permettent aussi plus souvent qu’autrement, d’encourager l’achat local, ce qui contribue grandement à réduire les gaz à effets de serres produit par les consommateurs qui se déplacent et surtout d’encourager le développement économique local.

Il est oû le problème alors?

Les sacs contenant les circulaires?

Il est vrai que Transcontinental pourrait offrir un publisac en papier recyclable. Ça serait original et ça plairait certainement aux enverdeurs criards.Mais moins au client qui parfois retrouveraient leurs circulaires tout détrempées.

Mais d’un autre côté, encore une fois, c’est quoi le problème avec le sac de plastique? Vous avez peur que celui-ci se ramasse dans le bec d’une tortue au large de Madagascar?

Encore une fois, le citoyen aussi responsable peut-il être, il ne contrôle pas la chaîne de recyclage à partir de son bac à son domicile jusqu’au site de traitement des matières recyclables. Pourquoi un sac de plastique utiliser pour le Publisac se retrouverait dans le bec d’une tortue au large du Madagascar? Le problème n’est pas celui qui produit le Publiscar mais celui qui traite la matière recyclée? La jette-t-il au fleuve qui lui l’amène aux océans?

Aux enverdeurs criards de la planète Québec, si le Publisac ne vous plaît pas, allez crier sur la place publique qu’il existe des alternatives technologiques et aussi un moyen bien simple. Afficher sur votre boîte aux lettres que vous ne désirez pas recevoir le Publisac.

Plus y aura de monde qui afficheront ne pas vouloir le Publisac, moins celui-ci sera distribué.

En terminant aux écologistes de la planète Québec, saviez-vous que par semaine il se consommerait plus de 6 millions de condoms au Québec et ceux-ci ne sont pas recyclables et finissent plus souvent qu’autrement aux toilettes. C’est 26 millions de boîtes de condoms par année, consommées uniquement au Québec. Allez vous partir en cavale contre la consommation du condom? Si vous le faites, attention de le faire d’une façon intelligente car c’est la Santé publique qui en dépendera.

Vaut peut-être mieux vous en prendre contre l’utilisation de sapin naturel pour décorer à Noël, la cause est plus noble et combien plus réelle et totalement à l’encontre de votre principle de dévelopement durable.

Sapin naturel abandonné après les Fêtes et gisant dans la neige
Sapin naturel abandonné après les Fêtes

 

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