Crise du pétrole à Cuba: informations pour les voyageurs

Cuba et la crise du pétrole qui y sévit

Nous allons vous parler de la crise du pétrole qui affecte Cuba, pour ainsi rassurer et mettre en garde les voyageurs qui comptent se rendre dans ce chaud pays du Sud prochainement.

Un membre de l’équipe ConsoXP s’est récemment rendu à Cuba et a pu s’informer et voir sur le terrain de ce qu’il en était de la crise pétrole à Cuba.

Tout d’abord, mise en contexte, la crise du pétrole qui sévit actuellement à Cuba est un dommage collatéral de la pression de l’administration américaine sur le régime politique du président Maduro au Vénézuela. Les américains en ont ras le bol du communisme appliqué par Maduro qui affecte grandement la population locale et qui étouffe l’économie de son pays. Les américains veulent donc faire de la pression sur Maduro afin qu’il quitte et laisse sa place à la possibilité d’établir une démocracie en sol vénézuelien. Rien de cet embargo ne vise directement Cuba.

Cuba est un pays qui extrait du pétrole de son sol, via une co-entreprise formée avec l’entreprise canadienne Sherritt International. Ce pétrole, trop sulfureux pour être raffinée en diesel, est presqu’en totalité dédié à la production d’électricité via des centrales qui brûlent ce pétrole afin d’alimenter le pays en électricité. Mais cela demeure insuffisant et nombreuses usines sont actuellement fermées ou fonctionnent à capacité réduite par pénurie d’électricité dans le pays.

Rien du pétrole extrait du sol cubain n’est transformé en diesel. Car il faut savoir qu’à Cuba, tout les véhicules roulent au diesel à de très rares exceptions. Même les vieille voitures américains roulent avec un moteur diesel.  Pour le reste du pétrole nécessaire à ses modes de transport, Cuba importait son pétrole du Vénézuela. Or, à cause de l’embargo américain sur le Vénézuela (rien à voir avec celui sur Cuba), il n’est plus possible pour Cuba de s’approvisionner en pétrole du Vénézuela. Elle le fait donc de d’autres pays, comme par exemple la Russie. Mais Cuba étant très pauvre, l’entente qu’elle avait avec le Vénézuela, était de fournir des médecins en échange de pétrole. Évidemment ce genre d’entente n’est pas possible avec la Russie, ces derniers n’omt pas de pénurie de médecin comme au Vénézuela actuellement. Tout de même, Cuba reçoit du pétrole de l’étranger, mais insuffisant pour fournir à sa demande.  Le président cubain a mentionné en septembre que durant le mois d’octobre le tout devrait rentrer dans l’ordre. Nous avons vu du changement sur place en début octobre, du pétrole serait arrivéde Russie. Par contre, les livraisons de pétrole en provenance de Russie ne seront pas aussi fréquentes que celle en provenance du Vénézuela, physiquement beaucoup plus proche de Cuba.

Au niveau de l’électricité, ainsi les zones touristiques sont peu affectées. Comme voyageur vous n’aurez pas de panne d’électricité à votre hôtel. Là où ça affecte un peu les voyageurs c’est sur la nourriture servie. Par exemple, si vous espérez des patates frites, bien sachez qu’une friteuse ça consomme davantage d’électricité, alors durant un séjour dans un hôtel tout inclus, n’espérer pas en avoir tous les soirs dans votre assiette.

Au niveau du transport, les zones touristiques sont uniquement affectées par l’approvisionnement de denrées. Il n’en manquera pas, mais cela sera restreint. Vous l’observerez si vous vous rendez dans un supermarché. Les tablettes ne sont pas dégarnies pour autant, les cubains usent d’un stratagème qui fait en sorte que les tablettes sont garnies mais beaucoup des mêmes produits. Aussi, bien certaines excursions sont annulées ou bien fonctionne avec des horaires réduits. Par exemple, à Varadero, les bus qui font le tour de la péninsule ont des horaires réduits et le temps de passage est augmenté.  Même chose à La Havane avec les bus touristiques qui font visiter la ville.

Si vous logez dans un hôtel  tout inclus dans une autre ville que La Havane et que vous désirez vous rendre dans la capitale cubaine. Pas de problème, mais les horaires sont modifiées grandement à cause de la crise pétrolière. Sur le parcours tout au long du trajet vers La Havane, vous verrez de nombreux locaux sur le bord de la route attendant un moyen de transport pour se rendre à leur travail. Les cubains font actuellement beaucoup de co-voiturage. Nous avons eu vent que certains travailleurs cubains prennent jusqu’à 2h pour retourner chez eux à pied après leur travail. En temps normal, ce temps n’était que de 20 minutes en transport.

Si vous avez à vous déplacez dans Cuba lors de votre séjour, le mieux c’est de parler à votre agent de voyage et s’il vous dit que comme voyageur vous ne serez aucunement affecté par cette crise à Cuba, de grâce, nous vous conseillons rapidement de changer d’agent de voyage.

Votre transport de l’aéroport à votre hôtel ne sera nullement affecté.

Votre séjour à l’hôtel sera affecté uniquement par le choix limité de nourriture. Disons que c’est la même chose qui revient souvent, ça paraît que certaines livraisons n’ont pas lieu. Mais le choix demeure tout de même intéressant.

Si vous désirez aller en excursion ou visiter les alentours, c’est là que vous serez affecté, comme mentionné plus haut les transports par bus sont restreints. Certaine excursions sont carrément annulées.

Nous vous suggérons de ne pas acheter de forfaits d’excursion sur votre vol ou avant votre voyage. Nous vous conseillons plutôt de l’acheter sur place à l’hôtel. Là-bas ils sauront exactement les horaires et ce qui est disponible ou pas. Cela vous évitera de mauvaises surprises.

Une chose qui ne change aucunement pour Cuba malgré cette crise du pétrole c’est la chaleur du pays, la beauté de l’océan et de ses plages ainsi que l’accueil du peuple cubain.

Nous vous souhaitons un bon séjour!

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