Un prix plancher sur l’essence, la Régie de l’Énergie doit cesser cette pratique

La Régie de l'énergie doit abolir le prix plancher sur l’essence au Québec

Fixer un prix plancher sur l’essence au Québec, tout comme ConsoXP. la Fédération canadienne des contribuables (FCC) réclame que la Régie de l’énergie cesse cette pratique. Cela est une mesure de la Régie de l’Énergie qui empêche la concurrence entre les stations-services au détriment des consommateurs, les automobilistes.

Le rôle du gouvernement c’est de protéger les consommateurs et non de protéger ses arrières.

Il faut comprendre qu’en fixant un prix minimum sur le prix de l’essence, le gouvvernement (les trois niveaux de gouvernement), via sa Régie de l’énergie, s’assure ainsi d’un minimum de taxes à collecter sur le prix de l’essence à la pompe. Car ce niveau de taxe à collecter varie selon le prix de l’essence. Si l’essence se vend moins cher, les gouvernements collecteront moins de taxes.

Selon la FCC, 1 133 mises en demeure ont été envoyées l’an dernier à des propriétaires de stations-services parce qu’ils ne vendaient leur essence assez chère à la pompe.

Ce sont des mises en demeure envoyées par des propriétaires de stations-services à d’autres propriétaires de stations-services.

Ainsi, chaque semaine, la Régie de l’énergie, bras du gouvernement du Québec, décrète un prix minimum estimé (PME) qui établit le prix minimal légal de vente de produits pétroliers pour chaque région du Québec.

On peut consulter ce prix sur le site Internet, très désuet, de la Régie de l’Énergie. Le tout est établi par région. Vous pouvez accéder directement au document ici. Comme par exemple, lors de la dernière fixation, le 10 mai, pour Montréal, le prix minium estimé de l’essence ordinaire est de 1,309.

Ainsi, aucune pétrolière ne peut vendre son essence en bas du prix minimum estimé,fixé par la Régie de l’Énergie.

Par une telle pratique, le consommateur est complètement laissé à lui-même.

Encore plus baveuse, la Régie de l’Énergie indique dans son document qui fixe le prix minimum estimé, les taxes collectées par les gouvernements.

Ainsi à Montréal, sur un prix plancher sur l’essence à 1,309$ à la pompe, pour de l’essence ordinaire, les taxes collectés sont de 49 cents et répartie de cette façon.

  • taxe d’accise fédérale (TAF): 10 cents
  • taux de base de la taxe sur les carburants provinciale (TCP): 19,2 cents
  • taxe sur les produits et service (TPS) 5%: 5,69 cents
  • taxe de vente du Québec (TVQ) 9,975%: 11,36 cents

Ainsi le gouvernement fédérale récolte sur un prix de l’essence ordinaire à la pompe de 1.309$, 15,69 cents en taxes.

Le gouvernement provincial lui, très gourmand, récolte 30,56 cents.

À Montréal, la ville récolte aussi 3 cents afin que l’automobiliste contribue aux dépenses de transport en commun.

Ce qui fait plus de 49 cents en taxes pour l’automobiliste sur un prix à la pompe de 1,309$.

Donc près de 40% du prix a la pompe est composée de taxe.

Chez ConsoXP nous n’inventons pas les chiffres, le gouvernement, via la Régie de l’Énergie nous les fournit et c’estaccessible à tout le monde via le site Internet de la Régie de l’énergie.

Ainsi, quand il y a de grandes variations du prix de l’essence à la pompe, il ne faut pas blâmer les pétrolières mais le gouvernement qui fixe la prix plancher sur l’essence.

Car du prix vendu à la pompe 1,309$, 81 cents sont pour les coûts d’acquisition. Autrement dit, vous payerez votre essence à moins de 90 cents le litre si les gouvernements n’étaient pas si gourmand en taxes.

Au moment d’écrire ces lignes, dans un des endroit le moins taxé en Amérique du Nord, le New Hampshire (Portsmouth), le prix de l’essence se vendait 2.63 dollars américains le gallon. Il faut comprendre qu’un gallon américain c’est 3,78 litres. Donc ramené au litre, c’est 0.695 dollar américain le litre que l’essence se vend. Avec le taux de change de 35%, cela donne un prix de l’essence à 0,9328 dollar canadien. Ce qui veut dire, 36 cents moins cher le litre qu’à Montréal.

La grosse différence ce sont les taxes collectées par les gouvernements ici.

Il semble que ces gouvernements voient les pompes à essence comme un guichet automatique, dans lequel ils n’ont qu’à se servir, sans le moindre effort et, ce sont les automobilies qui en font les frais.

Parfois, ConsoXP se demande même si le gouvernement ne devrait pas tout simplement abolir la Régie de l’Énergie, car c’est aussi elle qui accorde ou non les augmentations qu’Hydro-Québec réclame.

Autrement dit, le gouvernement, décide si Hydro-Québec, sa propriété, est autorisé ou non à augmenter ses prix. Ça sent le conflit d’intérêt à plein nez.

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