Quand Cuirs Bentley décident d’un Vendredi coloré

Vendredi coloré chez Bentley

À l’annonce de fermetures de 25 magasins Bentley au Québec, nous nous sommes rendus sur le site Internet de l’entreprise pour voir leurs offres de produits. Nous considérons pas que c’est un bon temps de l’année pour faire une restructuration à la veille du vendredi de magasinage le plus populaire au Canada et à l’approche des fêtes. Une telle restructuration joue dans la tête des consommateurs et la plupart croiront que les magasins Bentley sont en faillite et craigneront d’acheter là. Évidemment, ils ne sont pas en faillite mais en restructuration. Mais c’est là une condition trop intelligente pour la plupart des consommateurs, les gens vont croire à une faillite. C’est un peu la même situation lorsqu’un entraîneur décide de laisser de côté pour quelques matchs un joueur établi. Ça jase, et le monde croit qu’il sera échangé.

Donc mauvais timing de faire une restructuration de ses magasins à la veille de la plus grosse période de magasinage de l’année.

De plus, quelle ne fût pas notre surprise de lire que Bentley n’est pas en Vendredi Fou, ni en Vendredi Noir ou en Black Friday mais en Vendredi Coloré.

C’est là que nous nous sommes dit qu’à trop vouloir faire différent, cela peut passer inaperçu.

Nous avons ensuite décidé de décortiqué ce qu’offre un magasin Bentley. Des valises, des sacs à dos, des portefeuilles, des sacs à main et divers sacs.

Nous avons conclu chez ConsoXP que le gros problème des magasins Bentley c’est la brique et le mortier, autrement dit, d’avoir pignon sur rue.

Les espaces dans les centres commerciaux sont très dispendieux. Imaginez les coûts d’un espace commercial au Centre Eaton, au Centre Fairview Pointe-Claire, au Carrefour Laval, aux Promenades St-Bruno, ou à la Place Laurier à Québec.

Imaginez un instant combien de valises ou de sacs vous devez vendre pour payer, par exemple, un loyer de 3 500$ par mois pour un petit emplacement dans un cente commercial? Vous devez en vendre beaucoup!

Nous ne savons pas quel est leur profit par item vendu, mais ne serait-ce que disons 35$ par valise vendue, cela veut dire de vendre 100 valise avant de faire leurs frais, qu’au niveau du loyer seulement. Autrement dit, de vendre trois valises par jour. Évidemment, c’est réducteur et brut comme calcul, mais c’est pour donner un ordre de grandeur.

Il est là le problème de Bentley et c’est le problème de bon nombres de commerçants ayant pignon sur rue.

Nous savons par expérience qu’il n’y a pas tant foule dans les magasins Bentley. Car c’est beau le prix du loyer il faut aussi payer les employés, la publicité, etc…

Ensuite, tous les sortes d’items que Bentley vend, elle n’est pas la seule à les vendre. Il y a certainement des exclusivités, aucun doute, mais par exemple un sac à dos vous pouvez acheter cela chez La Baie, Sports Experts, Walmart,  Amazon et bien d’autres commerçants indépendants. Même chose pour un portefeuille ou des valises. Certes la gamme offerte chez Walmart, La Baie, Sports Experts et Amazon n’est peut-être pas aussi complète que chez Bentley. Facile de vérifier, le magasin virtuel de Bentley tient en inventaire 361 portefeuilles différents. Pour les valises souples, elle tient en inventaire 83 sortes. Pour les valises rigides, 93. Bien, il doit bien y avoir une raison pourquoi ces grands magasins à rayons ne tiennent pas en inventaire tout ce choix et même chez Amazon.

Il n’est jamais plaisant d’entendre la fermeture de magasins et nous espérons que les magasins Bentley pourront s’en sortir. Après tout il y a des humains derrière tout cette marchandise à vendre. Aussi, qui dit fermeture de magasins dit réduction de l’offre, autrement dit, concentration de l’offre pour le consommateur. Et quand il y a concentration de l’offre, dans un système d’offre et de demande, cela fait généraleement monter les prix.

Dans ce cas-ci, est-ce que la fermeture de Bentley diminuerait l’offre? Nous ne savons pas, peut-être aussi que l’offre est déjà surabondante par rapport à la demande.

Il ne faut pas se leurrer, à part certains produits que les producteurs manipulent l’offre (gestion de l’offre), notamment en agriculture, le marché obéit normalement à la demande. Donc, la loi naturelle de l’offre et la demande.

Nous avons contnuer notre exploration du site Internet de Bentley et encore une fois ils ont décidé d’être différent. Dans la façon de magasiner, eux parlent « d’ajouter au sac » plutôt comme on voit ailleurs de dire « ajouter au panier ». À trop vouloir faire sa marque, parfois on s’enfarge.

Est-ce là la cause des problèmes de Bentley, s’enfarger à vouloir trop faire différent?

Mais pourtant, ils n’ont pas voulu faire tant différent, alors que leur nom est Bentley. Qui ne connait pas la marque Bentley, pour les voitures? Des voitures de luxe. Ce nom est autant connu dans le monde, que Barabas dans la passion.

Alors, pourquoi avoir choisi un tel nom et mettre dans la tête des consommateurs que les magasins Bentley étaient peut-être associés à la marque ou qu’ils sont de luxe? Nous n’avons pas réponse à ces questions.

Nius savons uniquement que la marque est née en 1987 et que son siège social est à Montréal. Aux dires de la maison mère de Bentley, ils seraient la destination numéro un au Canada pour les sacs et valises. Justement, les sacs à dos, c’est à la rentrée, les valises, un voyageur n’achète pas une valise à chaque année. C’est donc un milieu pas très facile dans lequel Bentley évolue.

Quoi qu’il en soit, nous leur souhaitons bon succès pour la suite!

 

 

 

 

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